Vous concevez des espaces de travail adaptés aux besoins de vos clients

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Ergonéa accompagne les projets d’aménagement pour :

• Améliorer les conditions de travail, l’organisation et la communication dans l’entreprise par une compréhension du réel au travail, en observant l’activité des collaborateurs sur le terrain.

• Sélectionner du mobilier de bureau ou concevoir un mobilier spécifique, en tant qu’ergonome indépendant, au regard de l’activité, et organiser des tests.

• Évaluer une solution technique ou d’aménagement d’espaces, par la projection dans l’activité réelle, la connaissance des normes et des sciences humaines.

• Accompagner le changement auprès du management, du CHSCT, des groupes de travail dans la clarification des besoins, les choix de solutions jusqu’à la validation finale et l’implantation.

Retrouvez notre expertise dans le domaine de l’aménagement des espaces de travail dans le tertiaire en téléchargeant ce pdf.

Contact : Odile Graf : 06 09 53 22 92 · odile.graf@ergonea.com
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La friction entre les espaces individuels et collectifs

Lors de nos missions d’ergonomie en aménagement, nous constatons le paradoxe entre une envie d’espaces de travail plus agiles, plus collaboratifs, communicants, ouverts et un besoin de concentration, d’un espace confidentiel, délimité par rapport à autrui, des postes de travail avec un traitement acoustique. Les fabricants du mobilier de bureau proposent donc des mini-forteresses.

La crainte est réelle d’une promiscuité dans les espaces ouverts/partagés où les conversations des uns et des autres sont subies par les voisins à proximité.

Le contenu de l’article de HBR France donne raison à ceux qui demandent les mini-forteresses car « l’être humain est physiologiquement conçu pour être distrait : à l’époque où son environnement était plus hostile, il lui fallait en effet être attentif au mouvement, au bruit, pour repérer un éventuel prédateur. Il n’est donc pas naturellement fait pour la concentration. C’est d’ailleurs pour cela qu’il la perd si facilement. »

Mais comme l’auteur pointe dans la conclusion, tant que le Français reste attaché à son bureau individuel attribué, la diversification des espaces de travail ne peut pas s’opérer.
Le concept de l’environnement dynamique (pas de place attribuée) n’est pas plébiscité, ni par les entreprises françaises, ni par les collaborateurs, alors qu’il porte la promesse d’un choix : « je travaille où je veux, quand je veux, avec qui je veux. »

Est-ce en lien avec les constats de Thomas Coutrot (1999) d’une « autonomie contrôlée » et d’une « coopération forcée » ou d’un manque d’autonomie des collaborateurs dans les entreprises françaises pointées dans les enquêtes d’EUROFOUND, Dares ?

L’attachement au bureau individuel est-il lié à une forme de reconnaissance, au besoin d’intimité, au signe d’attachement physique et affectif à l’entreprise ? … Même les jeunes, futurs managers, interrogés lors de l’enquête « Mon bureau de demain » par ESSEC (2013), préfèrent les bureaux dans un espace fermé et partagé, tout en plébiscitant les bureaux type start-up californienne et les espaces collectifs.

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Sur différents projets concernant l’aménagement des espaces tertiaires, nous constatons des orientations et des tendances :

  • les espaces se réduisent (choix économique), ils « s’ouvrent », et des benches 4 ou 6 sont installés
  • Les cloisonnettes entre les postes de travail montent de plus en plus haut
  • les boxes collaboratifs pointent le nez timidement (faute d’espace), malgré de forts encouragements : La norme NF S31-119, de juillet 2015, sur les performances acoustiques des espaces ouverts de bureaux, nous indique 1 à 3 salles de repli pour 15 postes en fonction de l’activité
  • les salles de réunions prévues pour plus de 10 collaborateurs sont toujours privilégiées au lieu des boxes
  • les espaces de convivialité se développent avec un soin apporté au confort, au design, à l’esthétique, mais avec peu de références faites à la marque de l’entreprise
  • les collaborateurs peuvent être fortement encouragés à « faire du home-office » (télétravail) mais ils restent attachés, non seulement au bureau individuel, mais « à venir au bureau » (où parfois « avoir un poste de travail’ est assimilé à « avoir du travail »)
  • les espaces de créativité pour les « design thinkers », les fab lab pour les « design makers » apparaissent plutôt dans les entreprises high-tech

La tension entre l’individuel et le collectif est palpable. L’enquête de JLL & CSA (2015) sur la performance des collaborateurs et l’environnement de travail confirme que « la bonne articulation entre individuel (capacité à s’isoler) et collectif (sentiment de communauté) correspond à une attente majeure des salariés encore insuffisamment satisfaite ».

Comment la traiter ? Comment trouver une solution adaptée à chaque entreprise pour offrir d’excellentes conditions de travail ?

Dans l’état actuel, en tant qu’ergonomes devons-nous encourager la concentration individuelle (qui somme toute, est en adéquation avec l’évaluation individuelle des objectifs) en investissant dans les mini-forteresses et le traitement acoustique, le développement des zones de collaboration en périphérie avec une séparation des espaces en 3C : Concentration, Collaboration formelle & informelle, Convivialité ?

Ou/et influer auprès du management sur la remise en question de l’organisation du travail, des outils, pour rendre les collaborateurs réellement autonomes, mobiles, participatifs, impliqués dans la communauté, le collectif, dans la définition du travail, l’organisation et la gouvernance ?

Les aménagements d’espaces de travail et les outils à disposition doivent constituer des supports facilitant le travail des collaborateurs de l’entreprise, mais la définition des modes de travail et leur caractérisation selon les métiers doivent être réalisées au préalable, en amont, avec l’ensemble du management.

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